Pour soulager le système de santé et faciliter la vie de milliers de famillesÂ
 « Alors qu’en Alberta, en Colombie-Britannique, au Nouveau-Brunswick et en Ontario les pharmaciens peuvent prolonger, renouveler et parfois, sous certaines conditions, prescrire des médicaments, au Québec, nous tardons à donner ces mêmes pouvoirs à nos pharmaciens. Il est plus que temps d’agir afin de soulager les médecins et les urgences du Québec et faciliter la vie de milliers de familles ».
 C’est ce qu’a déclaré le député de Marie-Victorin et porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé, Bernard Drainville, livrant le fruit d’une réflexion et d’un examen minutieux des façons de faire observées dans d’autres juridictions. Rappelons d’ailleurs que l’idée a été discutée au dernier colloque tenue par l’opposition officielle qui a eu lieu le mois dernier.Â
Concrètement, nous croyons que les pharmaciens du Québec devraient obtenir le pouvoir de prolonger des prescriptions lorsque la situation du patient est cliniquement stable. Ils devraient aussi pouvoir jouer un plus grand rôle lorsqu’il s’agit d’ajuster la thérapie médicamenteuse. Également, les pharmaciens du Québec devraient pouvoir initier un traitement de cessation tabagique ou amorcer des traitements pour certaines affections mineures comme par exemple une conjonctivite, une nausée de grossesse ou une rhinite allergique (ex. : herbe à poux).
 « Plus d’un Québécois sur quatre n’a pas de médecin de famille. L’enjeu de la première ligne est majeur. Il faut donc innover et regarder ce qui se fait ailleurs pour améliorer l’accès aux soins. En 2008, le Nouveau-Brunswick a ajusté sa législation afin de permettre aux pharmaciens de renouveler des prescriptions. Depuis, les pharmaciens du Nouveau-Brunswick ont réalisé entre 18 000 et 20 000 prescriptions par mois, évitant des visites à l’urgence et chez le médecin », a fait savoir M. Drainville.
 « Nos professionnels de la santé ne doivent plus travailler en vase clos. Il faut favoriser le partage des compétences entre les professionnels de la santé pour soulager notre réseau public de santé. Nos pharmaciens ont les compétences nécessaires et sont capables d’en faire davantage, d’autant qu’ils soient 5200 à pratiquer dans l’une des 1700 pharmacies du Québec. Il faut maintenant leur offrir cette possibilité », a conclu Bernard Drainville.