La députée de Marguerite-D’Youville et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’emploi et de solidarité sociale, Monique Richard, constate que le gouvernement libéral a finalement réussi à mettre fin temporairement, le temps d’une annonce, à son état de paralysie décisionnelle pour permettre la publication du deuxième Plan d’action gouvernemental pour la solidarité et l’inclusion sociale 2010-2015 : Le Québec mobilisé contre la pauvreté. « Le gouvernement libéral qui a fait preuve d’immobilisme dans plusieurs grands dossiers gouvernementaux pendant la session parlementaire a manifestement réussi, à une semaine de la fin des travaux parlementaires, à déposer le Plan d’action gouvernemental 2010‑2015 », a déclaré Monique Richard.Â
La députée tient à rappeler au gouvernement libéral que le dernier budget présenté il y a moins de deux mois par le ministre des Finances, Raymond Bachand reste encore dur à digérer pour l’ensemble des Québécois, particulièrement pour les personnes seules et les jeunes familles qui vivaient déjà dans un contexte de pauvreté avant sa publication. « Le gouvernement libéral, dans le dernier budget, a véritablement pigé de toutes les façons possibles dans la poche des Québécois. Il a réussi l’exploit de créer plusieurs mesures qui n’existaient pas avant et qui deviennent des facteurs d’augmentation de la pauvreté », a ajouté la députée de l’opposition officielle.Â
« Il faut bien se rendre compte qu’il s’agit du même gouvernement qui annonce aujourd’hui, la main sur le cÅ“ur, son Plan d’action gouvernemental pour la solidarité et l’inclusion sociale 2010‑2015 et qui a mis sur la table à dessin dans le dernier budget l’instauration d’un ticket modérateur qui se traduit carrément par une taxe à la maladie. À l’évidence, la seule démonstration de transparence du gouvernement libéral existe à travers ces contradictions. On ne peut pas proposer un ticket modérateur et présenter un mois plus tard un plan pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale », a ajouté la porte-parole de l’opposition officielle en matière d’emploi et de solidarité sociale, Monique Richard.Â
Force est de constater également que le gouvernement libéral s’inscrit dans une dynamique davantage centrée sur les relations publiques que sur l’obligation de résultats en matière de lutte efficace à la pauvreté et à la promotion de la solidarité sociale. Comment expliquer que des groupes qui devaient se partager l’enveloppe de 14 millions de dollars annoncée il y a six mois en matière d’itinérance doivent écrire des lettres ouvertes, comme l’a fait plus tôt cette semaine l’Accueil Bonneau dans Le Devoir, pour lancer un cri du cÅ“ur et rappeler à la ministre déléguée aux Services sociaux, Lise Thériault, que la situation est alarmante et que ces derniers attendent toujours après les versements qui ont pourtant été annoncés? », a questionné la députée.Â
Monique Richard dénonce le peu d’effet du crédit d’impôt Solidarité présenté par le gouvernement libéral supposément censé atténuer les hausses de tarifs généralisées. « Les annexes au budget sont très enrichissantes : on peut y lire noir sur blanc que l’impact net du crédit Solidarité par rapport à l’augmentation des tarifs n’apporte rien », a affirmé Mme Richard. C’est consternant, surtout après ce qu’on a voulu nous faire croire », a-t-elle poursuivi.Â
En effet, l’impact net de ce crédit d’impôt atteindra, à terme, soit en 2013, pour les personnes seules sans revenu à peine 55 ¢ par jour. Pour les personnes seules avec un revenu de moins de 20 000 dollars, le résultat net serait de seulement 41 ¢ par jour. « Est-ce que les hausses de tarifs s’appliquent aux plus démunis? Oui. Est-ce que le crédit d’impôt Solidarité annule les effets pervers de la hausse des tarifs? Non », a ajouté la porte-parole.Â
« Les Québécois sont indiscutablement plus pauvres depuis le dernier budget Bachand. Le gouvernement libéral, avec son spectacle d’aujourd’hui, veut laisser croire qu’il est tout d’un coup devenu un gouvernement d’action, mais les Québécois ont bien compris que le gouvernement libéral est paralysé depuis des mois et que cette annonce en catastrophe à moins d’une semaine de la fin des travaux laisse encore l’étrange impression de déjà -vu dans le roman libéral des diversions », a conclu la députée de l’opposition officielle, Monique Richard.