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Hausse de 75 % des frais de scolarité, le gouvernement libéral doit reculer!

Plusieurs députés de l'opposition officielle présents à la manifestation. De gauche à droite : Guillaume Tremblay, député de Masson; Marie Malavoy, députée de Taillon; Mathieu Traversy, député de Terrebonne; Bernard Drainville, député de Marie-Victorin; Nicolas Girard, député de Gouin; Nicolas Marceau, député de Rousseau | Photos : David Dinelle

 

Le député de Gouin, Nicolas Girard, joint sa voix à celle de la députée de Taillon et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’enseignement supérieur et de prêts et bourses, Marie Malavoy, et du député de Terrebonne et porte-parole de l’opposition officielle pour la jeunesse et les affaires étudiantes, Mathieu Traversy, qui exigent du gouvernement libéral qu’il cesse de s’entêter à aller de l’avant avec sa hausse abusive des frais de scolarité. 

L’opposition officielle a réclamé l’adoption d’une motion à l’Assemblée nationale qui stipule : 

  • Que l’Assemblée nationale exige du gouvernement libéral qu’il renonce à la hausse des frais de scolarité annoncée pour l’automne 2012; qu’il gèle les frais de scolarité jusqu’à la tenue d’un sommet sur l’enseignement supérieur et l’adoption d’une loi cadre sur les droits de scolarité et les autres frais afférents qui visera à diminuer l’endettement étudiant, qui tiendra compte de la capacité de payer des étudiants et qui préservera l’accessibilité économique et l’accessibilité régionale.

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L’opposition officielle défend l’accessibilité aux études supérieures!

L’Assemblée nationale devra voter sur une motion déposée par l’opposition officielle afin de rappeler l’importance qu’il accorde au principe de l’accessibilité aux études supérieures.

« La hausse des droits de scolarité décrétée par le gouvernement libéral est abusive et inacceptable. Elle sera un frein majeur à des milliers d’étudiants qui souhaitent obtenir un diplôme qui les conduira sur le marché du travail. C’est tout le Québec qui sera affaibli par cette hausse », a déclaré la députée de Taillon et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’enseignement supérieur, de prêts et bourses, de recherche, de technologie et d’innovation, Marie Malavoy.

La députée dénonce le manque de courage du gouvernement libéral qui préfère pelleter les problèmes financiers des universités dans la cour des étudiants. « Au cours des derniers mois, nous avons tous été témoins des dépenses et des bonis extravagants de plusieurs dirigeants des universités. Malgré que la ministre Beauchamp ait dénoncé ces pratiques, elle ne fait rien pour les sanctionner et veut faire payer les étudiants pour ces mauvaises décisions », a-t-elle ajouté.

Pour sa part, le député de Terrebonne et porte-parole de l’opposition officielle pour la jeunesse et les affaires étudiantes, Mathieu Traversy, estime que la hausse draconienne des frais de scolarité est injuste pour la génération actuelle. « La ministre ne cesse de répéter que les étudiants paieront leur juste part alors qu’elle leur fait payer les décisions prises au cours des 43 dernières années. Moi, je n’appelle pas ça une juste part, mais plutôt une injuste part, c’est une hausse de 1625 $ sur cinq ans qui aura des conséquences négatives pour de nombreux jeunes. Nous ne pouvons pas laisser passer ça, le gouvernement doit reculer », a exigé Mathieu Traversy.

Nous estimons donc que les défis financiers des universités ne sont pas seulement la responsabilité des étudiants, mais de toute la société. « Nous avons une obligation comme société d’offrir une meilleure accessibilité aux études supérieures et ce n’est pas en imposant une hausse des droits de scolarité de 325 $ par année pendant cinq ans que nous y parviendrons. Le gouvernement doit revenir sur sa décision », a conclu la députée Marie Malavoy.

Les députés de l’Assemblée nationale devront donc se prononcer, le mercredi 9 novembre, sur la motion suivante, au terme d’un débat qui aura lieu entre 15 h et 17 h :

  • « Que l’Assemblée nationale exige du gouvernement libéral qu’il renonce à la hausse des frais de scolarité annoncée pour l’automne 2012; qu’il gèle les frais de scolarité jusqu’à la tenue d’un sommet sur l’enseignement supérieur et l’adoption d’une loi-cadre sur les droits de scolarité et les autres frais afférents qui visera à diminuer l’endettement étudiant, qui tiendra compte de la capacité de payer des étudiants et qui préservera l’accessibilité économique et l’accessibilité régionale ».

Nicolas Girard appuie les étudiants du Collège de Rosemont

Nicolas Girard en compagnie de membres de l'AGERC

Le député de Gouin a rencontré ce vendredi le conseil exécutif de l’Association générale des étudiantes et étudiants du Collège de Rosemont (AGECR) afin de percevoir les impacts de la hausse des frais de scolarité sur l’avenir des étudiants du Collège dont plusieurs habitent Rosemont et La Petite-Patrie. 

« Plusieurs étudiants du Collège de Rosemont proviennent de familles de classes moyenne et moins nantie, ces hausses décrétées par le gouvernement libéral auront donc un effet direct sur leur accès à l’université. », affirme Nicolas Girard. Le député rappelle que c’est au terme d’un simulacre de consultation en décembre dernier que le gouvernement de Jean Charest a annoncé une hausse de 1625 $ des frais de scolarité au cours des cinq prochaines années. 

« Le gouvernement libéral a pris la décision inacceptable de faire payer à la génération actuelle la non-indexation des frais de scolarité des dernières décennies. De plus, au lieu de réinvestir dans les universités, il se désengage peu à peu de leur financement, laissant à la charge des étudiants le fardeau du réinvestissement. », a dénoncé Nicolas Girard. 

Un gouvernement de notre formation politique gèlerait les frais de scolarité afin de réunir tous les acteurs du monde de l’éducation dans le cadre d’un sommet sur l’enseignement supérieur portant sur la qualité de l’enseignement, la gestion des universités, l’adéquation entre la formation et les besoins de l’économie, la formation générale de qualité ainsi que le financement du réseau des universités québécoises. 

« Les étudiants peuvent compter non seulement sur mon appui, mais aussi sur ma présence à la manifestation du 10 novembre à Montréal. J’invite tous mes concitoyens à être de cette marche pour démontrer notre solidarité à cette génération et celles à venir qui feront les frais de cette décision inacceptable. », a conclu le député.

Jean Charest doit modifier le décret et utiliser la loi sur les commissions d’enquête

« La juge Charbonneau n’a pas à se mettre à genoux devant le premier ministre pour demander une modification du décret, cette responsabilité incombe à Jean Charest. S’il est sérieux, il modifiera, dès mercredi prochain, le décret du Conseil des ministres pour donner à la juge France Charbonneau le pouvoir de contraindre des témoins. Il faut suivre la Loi sur les commissions d’enquête ». C’est ce qu’a déclaré le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de sécurité publique, Stéphane Bergeron, réagissant à la déclaration du chef libéral faite hier dans le cadre du congrès des membres du Parti libéral du Québec. 

Depuis l’annonce faite par le gouvernement mercredi dernier, plusieurs voix du milieu juridique ont dénoncé l’usurpation faite par le gouvernement qui tente de faire croire que c’est une commission d’enquête. Hier, le Barreau du Québec, l’ordre professionnel dont est membre le premier ministre Charest, a clairement indiqué que cette commission n’en est pas une puisqu’elle n’a pas les pouvoirs d’une commission d’enquête.

 Pour l’opposition officielle, il est impératif que ce pouvoir de contraindre des témoins ne soit pas accordé en cours de travaux, mais dès maintenant. « Les propos du ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier, faits ce matin sont pour le moins préoccupants, lui qui dit que la juge doit d’abord débuter ses travaux pour voir si ce pouvoir de contraindre des témoins sera nécessaire. Il est terminé le temps de la fuite en avant. Ça fait plus de deux ans qu’une véritable enquête publique est réclamée et nécessaire », a souligné le porte-parole. 

Le député de Verchères note aussi qu’il faut tout de même se méfier d’une telle déclaration faite dans un cadre hautement partisan. « Comment peut-on faire confiance à Jean Charest? Est-ce, encore une fois, une façon pour lui de se défiler sous la pression de ses militants? Il est devenu assez clair que Jean Charest gouverne davantage pour les intérêts du Parti libéral que pour l’intérêt public. La juge Charbonneau n’a pas à prendre ses directives d’un discours partisan. Où serait l’indépendance? », a ajouté Stéphane Bergeron. 

Financement des partis politiques : pas à huis clos

Par ailleurs, le député demande que, mercredi prochain, le gouvernement modifie aussi le décret pour que l’importante question du financement des partis politiques ne soit pas abordée à huis clos, mais devant les caméras. « Comme élus, nous avons la responsabilité de redonner confiance aux citoyens. Le gouvernement doit donc s’assurer que toute la question du financement des partis politiques ne soit pas traitée derrière des portes closes, comme c’est prévu actuellement », a conclu Stéphane Bergeron.

Décès de Sœur Madeleine Gagnon: « Elle était un pilier pour notre communauté »

C’est avec tristesse que le député de Gouin, Monsieur Nicolas Girard, a appris le décès de SÅ“ur Madeleine Gagnon, fondatrice de La Maisonnette des parents. « Notre quartier vient de perdre une femme de cÅ“ur et d’action. Le décès de Soeur Madeleine donne un dur coup à notre communauté. Je n’oublierai jamais son travail et son engagement auprès des familles et des plus démunis de notre quartier. », a soutenu le député de Gouin.

>> Voir la déclaration à l’Assemblée nationale

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