Archive des À l'Assemblée nationale

Gaz de schiste : le gouvernement du Québec doit rapidement instaurer un moratoire

« Nous sommes favorables à l’exploitation de nos ressources naturelles, mais pas n’importe comment et pas à n’importe quel prix. L’amateurisme et l’improvisation du gouvernement Charest pour cet important enjeu ont de quoi inquiéter les citoyens à travers le Québec. Pour le bien collectif, le gouvernement du Québec doit donc rapidement instaurer un moratoire qui permettra de bien évaluer, avec précision et rigueur, l’ensemble des aspects environnementaux, sociaux et économiques de l’exploration et de l’exploitation des gaz de schiste », a affirmé Pauline Marois, députée de Charlevoix et chef de l’opposition officielle, accompagnée des députés Scott McKay, Martine Ouellet et Sylvain Gaudreault. 

Ce moratoire doit être instauré, tant sur l’exploration que l’exploitation, aussi longtemps que le rapport d’un véritable BAPE générique ne sera pas déposé et que la nouvelle loi sur les hydrocarbures ne sera pas adoptée. 

« Nous devons assurer que, si nous allons de l’avant dans l’exploitation de gaz de schiste, le contrôle et les retombées économiques soient au bénéfice de l’ensemble des Québécois. C’est une richesse que nous pourrions exploiter en pensant aux générations futures », a-t-elle ajouté. 

Un test majeur pour la loi sur le développement durable

« En fait, si le principe du développement durable a du sens pour Jean Charest, il doit faire cesser le plus rapidement possible le développement anarchique de ce secteur. M. Charest se drape dans la vertu de l’environnement alors que les gestes de son gouvernement vont à l’encontre de leur propre politique de développement durable », a indiqué le député de L’Assomption et porte-parole de l’opposition officielle en matière de mines, Scott McKay. 

Le mandat confié au BAPE doit être élargi

La députée de Vachon et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’environnement, Martine Ouellet, reproche au gouvernement d’avoir leurré la population, la semaine dernière, avec l’annonce d’audiences du BAPE. « Le mandat annoncé est totalement incomplet, car il ne vise uniquement qu’à encadrer l’industrie, alors qu’il est essentiel de faire une évaluation complète et rigoureuse de cette filière énergétique. Le gouvernement cherche simplement à pouvoir dire que le BAPE s’est impliqué, mais dans les faits, le BAPE ne pourra pas rassurer personne. Pourquoi le gouvernement libéral refuse-t-il de confier au BAPE le mandat d’évaluer les aspects socioéconomiques et de santé? Il nous faut un mandat pour tenir compte de tous les aspects du développement de cette énergie. Qui plus est, il faut impliquer l’ensemble des Québécois », a souligné Martine Ouellet. 

Une commission parlementaire sur l’indépendance énergétique plus nécessaire que jamais

L’opposition officielle réitère qu’une commission sur l’indépendance énergétique doit être mise sur pied afin d’avoir le meilleur portrait du potentiel énergétique québécois et de planifier l’exploitation de façon responsable et durable. « Visiblement, la stratégie énergétique du gouvernement libéral, qui devait guider les actions gouvernementales jusqu’en 2015, ne tient plus. Les Québécois réclament un véritable débat sur leurs ressources naturelles et ils ont raison parce que l’actuelle ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, préfère travailler en catimini. C’est à se demander d’ailleurs quels sont les intérêts qu’elle défend », a poursuivi, pour sa part, le député de Jonquière et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’énergie, Sylvain Gaudreault. 

« Le développement énergétique et l’exploitation des ressources naturelles sont particulièrement importants pour créer de la richesse au Québec et cela doit se faire dans une perspective de développement durable. J’ai d’ailleurs convié nos militants à deux événements qui auront lieu au mois d’octobre où nous discuterons de ces questions », a conclu Pauline Marois.

De nouvelles responsabilités pour la rentrée!

De nouvelles responsabilités pour la rentrée!

Après deux années passées à défendre les intérêts des familles de Rosemont-La Petite-Patrie et du Québec, je me vois à présent confier le dossier des Transports au sein de l’opposition officielle. Aujourd’hui, j’effectuais une dernière tournée à Châteauguay et Valleyfield avec en main le dossier de la Famille, en compagnie de ma successeure, Carole Poirier, députée d’Hochelaga-Maisonneuve.

J’en profite pour saluer et remercier tous les organismes et les intervenants du milieu aux côtés desquels j’ai eu le plaisir de travailler au cours des deux dernières années. Je remercie plus particulièrement les éducatrices et les parents, rencontrés aux quatre coins du Québec lors de la tournée Un enfant, une place. Tous ces gens ont à cœur le bien-être de nos enfants et l’amélioration de la qualité de vie de nos familles.

C’est satisfait du travail accompli dans le dossier de la Famille que je le referme. Lors de la dernière campagne électorale, ma formation politique et moi-même nous engagions à offrir aux familles une place en service de garde pour chaque enfant qui en a besoin. Depuis, j’ai poursuivi cet objectif sans relâche, afin que les parents qui ont un enfant ne vivent pas leur congé parental dans l’angoisse et qu’ils sachent leur tout-petit en sécurité, dans un milieu sain et enrichissant.

Malheureusement, l’ancien ministre de la Famille ne semblait pas partager les mêmes priorités. Vous vous en souviendrez, j’ai mis au jour au printemps le scandale des garderies libérales : j’ai découvert un système obscur d’attribution de places en services de garde, qui profitait à des promoteurs ou administrateurs de garderies commerciales et qui ont généreusement contribué à la caisse du PLQ. À la suite de mes révélations pour le moins troublantes, le ministre Tomassi a été forcé de démissionner. En outre, la ministre James n’a toujours pas déposé la loi promise par son ex-collègue Tomassi afin de modifier la Loi sur les services de garde éducatifs. Cet automne, le vérificateur général doit remettre son rapport d’enquête sur la gestion des services de garde au Québec.

Je suis convaincu que ma successeure dans le dossier de la Famille, Carole Poirier, députée d’Hochelaga-Maisonneuve, saura poursuivre le combat pour les Familles. Je sais que les Familles du Québec sont entre bonnes mains avec une porte-parole aussi à l’écoute des besoins des citoyens.

Bien que je sois appelé à relever de nouveaux défis, les familles, celles que je côtoie tous les jours pour me rendre à mon bureau et qui me font part de leurs inquiétudes pour l’avenir de leurs petits, demeureront une préoccupation constante, qui animera chacun de mes gestes.

Mes nouveaux dossiers : les transports

En effet, il y a une multitude de facettes à mes nouvelles responsabilités en matière de Transports, et c’est pour cette raison que je parle des dossiers en Transports.

Depuis ma nomination vendredi, je prends connaissance des dossiers que j’aurai l’occasion de vous présenter dans le détail tout au long de l’année :  sécurité routière, transports collectifs, renouvellement de la flotte de wagons du métro de Montréal, réfection de l’échangeur Turcot et du boulevard Notre-Dame, attribution des contrats gouvernementaux, pour ne parler que de ceux-là.

Lisez mes Infolettre et suivez-moi sur Facebook et Twitter. Je vous tiendrai au courant de mes démarches et de mes prochaines interventions.

Enfin, je vous invite aussi à visionner mon dépliant, distribué au début de l’été dans la plupart des foyers du quartier. Vous avez une question ou un commentaire? Adressez-les moi!

Remaniement ministériel : une opération cosmétique !

« Ce remaniement ministériel ne changera rien dans la vie des Québécois. C’est une opération cosmétique, car sur le fond des choses, la commission d’enquête publique sur l’industrie de la construction, réclamée par la majorité de la population du Québec, n’est toujours pas enclenchée. Par ailleurs, en maintenant Yves Bolduc à la Santé, Jean Charest confirme son intention d’imposer un ticket modérateur. Comme toujours, il continuera à fouiller dans les poches des Québécois », a déclaré Bernard Drainville, député de Marie-Victorin.

« Après une année à gérer crise par-dessus crise, nous nous attendions à un remaniement ministériel majeur de la part du premier ministre. Or, ce brassage de cartes n’apporte rien de nouveau et démontre que le Parti libéral n’a aucune relève et n’attire aucun nouveau talent. C’est le signe évident d’un gouvernement usé et sans vision. Peu importe que certains ministres aient quitté ce gouvernement, les dossiers litigieux sont toujours d’actualité et ne sont en rien réglés, que l’on pense entre autres aux dossiers des garderies et de BCIA », a ajouté le député. 

Jean Charest a manqué de leadership et de courage

« En maintenant Yves Bolduc à la Santé, Jean Charest a démontré un manque de courage et de leadership. Il a cédé au chantage d’un ministre qui a démontré, depuis son arrivée en poste, qu’il n’avait pas le jugement et la compétence pour gérer un ministère aussi névralgique qui accapare près de la moitié du budget du gouvernement », a déclaré Bernard Drainville. 

« Jean Charest est en panne de leadership et de vision. Il est à la tête d’un gouvernement usé et sans gouvernail. Un vrai leadership de sa part aurait été de déclencher une commission d’enquête publique sur l’industrie de la construction, l’octroi de contrats gouvernementaux et le financement des partis politiques », a conclu le député de Marie-Victorin.

L’opposition officielle propose que les pharmaciens jouent un plus grand rôle

Pour soulager le système de santé et faciliter la vie de milliers de familles 

 « Alors qu’en Alberta, en Colombie-Britannique, au Nouveau-Brunswick et en Ontario les pharmaciens peuvent prolonger, renouveler et parfois, sous certaines conditions, prescrire des médicaments, au Québec, nous tardons à donner ces mêmes pouvoirs à nos pharmaciens. Il est plus que temps d’agir afin de soulager les médecins et les urgences du Québec et faciliter la vie de milliers de familles ».

 C’est ce qu’a déclaré le député de Marie-Victorin et porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé, Bernard Drainville, livrant le fruit d’une réflexion et d’un examen minutieux des façons de faire observées dans d’autres juridictions. Rappelons d’ailleurs que l’idée a été discutée au dernier colloque tenue par l’opposition officielle qui a eu lieu le mois dernier. 

Concrètement,  nous croyons que les pharmaciens du Québec devraient obtenir le pouvoir de prolonger des prescriptions lorsque la situation du patient est cliniquement stable. Ils devraient aussi pouvoir jouer un plus grand rôle lorsqu’il s’agit d’ajuster la thérapie médicamenteuse. Également, les pharmaciens du Québec devraient pouvoir initier un traitement de cessation tabagique ou amorcer des traitements pour certaines affections mineures comme par exemple une conjonctivite, une nausée de grossesse ou une rhinite allergique (ex. : herbe à poux).

 « Plus d’un Québécois sur quatre n’a pas de médecin de famille. L’enjeu de la première ligne est majeur. Il faut donc innover et regarder ce qui se fait ailleurs pour améliorer l’accès aux soins. En 2008, le Nouveau-Brunswick a ajusté sa législation afin de permettre aux pharmaciens de renouveler des prescriptions. Depuis, les pharmaciens du Nouveau-Brunswick ont réalisé entre 18 000 et 20 000 prescriptions par mois, évitant des visites à l’urgence et chez le médecin », a fait savoir M. Drainville.

 « Nos professionnels de la santé ne doivent plus travailler en vase clos. Il faut favoriser le partage des compétences entre les professionnels de la santé pour soulager notre réseau public de santé. Nos pharmaciens ont les compétences nécessaires et sont capables d’en faire davantage, d’autant qu’ils soient 5200 à pratiquer dans l’une des 1700 pharmacies du Québec. Il faut maintenant leur offrir cette possibilité », a conclu Bernard Drainville.

Le ministre Sam Hamad cachait son plan

Le député de Gouin, Nicolas Girard, dénonce l’incohérence et le double discours du ministre Sam Hamad.

« Pendant qu’il annonce un soi-disant nouveau plan de lutte à la pauvreté, le ministre Hamad travaille dans le dos des femmes monoparentales et des personnes de 55 à 60 ans qui reçoivent de l’aide sociale en élaborant des scénarios pour leur couper les vivres. Quelle hypocrisie », a vivement dénoncé le député de Gouin.

L’admission faite par le ministre Hamad à l’Assemblée nationale à l’effet que son gouvernement étudie le scénario qui réduirait jusqu’à 200 $ par mois l’aide de dernier recours aux personnes de 55 à 60 ans et aux mères monoparentales est très inquiétante.

« Ce n’est pas une stratégie de lutte à la pauvreté que poursuit ce gouvernement mais plutôt une lutte contre les pauvres. C’est un profond mépris envers ces personnes. Cela caractérise parfaitement le cynisme alimenté par le gouvernement libéral de Jean Charest quand, il y a à peine quelques jours, il nous parlait de solidarité sociale, de pauvreté et de lutte à l’exclusion », a ajouté Nicolas Girard.

« Clairement, le plan d’action gouvernemental de dimanche dernier était un écran de fumée. On a recyclé de vieilles annonces et on laisse croire que le crédit d’impôt pour la solidarité réglera tout alors qu’il ne compense même pas pour les hausses de tarifs. Le comble, c’est qu’on leur joue dans le dos en travaillant sur des scénarios pour leur couper les vivres. C’est honteux et indigne d’un ministre de la Solidarité sociale », a conclu le député de Gouin.

Quatrième bilan GES : un échec pour les libéraux de Jean Charest

Le député de L’Assomption et porte-parole de l’opposition officielle en matière de développement durable et d’environnement, Scott McKay, déplore vivement que malgré ses beaux discours verts, le gouvernement de Jean Charest ne respecte pas les engagements qu’il a pris en matière de lutte aux changements climatiques. 

« Pour respecter le protocole de Kyoto, le gouvernement libéral de Jean Charest s’était engagé à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) de 6 % par rapport au niveau de 1990. Malheureusement, avec les données publiées ce matin, on constate qu’il sera difficile, sinon impossible, d’atteindre l’objectif de -6 % en 2012 », a déclaré Scott McKay. 

Le député rappelle que le dernier inventaire national des GES démontre une faible diminution de moins de 0,09 % sous le niveau de 1990. Or, le gouvernement libéral se vante plutôt d’avoir réduit de 5,5 % les émissions de GES en 2008! « Il est nécessaire de lui rafraîchir la mémoire parce que les émissions de GES en 2007 avaient augmenté de 5,6 %, attribuable à la mise en service de la centrale au gaz de Bécancour. Si les émissions ont pu diminuer, c’est grâce à la fermeture temporaire de cette centrale et de plusieurs usines de pâtes et papiers en raison de la crise économique. Alors que les Québécois paient quelque 150 millions de dollars par année pour maintenir la centrale au gaz fermée, la crise forestière a coûté des milliers d’emplois. Il n’y a vraiment pas de quoi pavoiser! », a indiqué M. McKay. 

L’opposition officielle estime que le Québec a tout ce qu’il faut pour devenir un chef de file en matière d’environnement et de lutte aux changements climatiques. « Ce qui manque, c’est un réel plan de réduction des GES, un plan qui insiste sur de véritables programmes d’efficacité énergétique pour les combustibles fossiles en usines et sur des mesures qui touchent directement le transport et plus particulièrement l’électrification des transports collectifs et individuels », a poursuivi le député de L’Assomption.

 « Pour l’avenir de la planète et notre avenir, l’opposition officielle s’est engagée à diminuer de 25 % les GES québécois à l’horizon 2020 comme le proposaient les scientifiques à Copenhague. Il faut miser sur l’énergie renouvelable, sur notre capacité d’innovation et d’imagination pour atteindre cet objectif. Notre savoir-faire et notre expertise pourront ainsi être exportés pour supporter d’autres pays. Le laisser-faire libéral est inadmissible pour cet enjeu majeur », a conclu Scott McKay.

Bilan d’une session catastrophique: Englué dans les scandales, le gouvernement Charest est paralysé

« Depuis plusieurs mois, le Québec est paralysé et englué dans les scandales. À chaque jour, le peuple québécois se nourrit d’allégations diverses de corruption, de malversation, de fraudes. L’effet est direct : le cynisme envers la classe politique est néfaste car il fait de l’ombre aux débats sur d’autres enjeux comme l’économie, la santé, l’éducation et la langue. Après tous ces mois de tourmente, un gouvernement normalement constitué aurait cédé à une demande d’enquête publique sur la construction et le financement des partis politiques. L’entêtement du premier ministre Jean Charest est néfaste pour le Québec et le conduit nulle part pour le moment ».

C’est ce qu’a déclaré, en conférence de presse, la députée de Charlevoix et chef de l’opposition officielle, Pauline Marois, en dressant le bilan de la dernière session parlementaire. À cette occasion, elle était accompagnée du député de Chicoutimi et leader de l’opposition officielle, Stéphane Bédard. Cette session aura été marquée par la détermination du premier ministre du Québec, Jean Charest, à cacher la vérité aux Québécois.

Une multitude d’enquêtes plutôt qu’une véritable enquête publique

L’entêtement du premier ministre Charest à camoufler des actions douteuses de son gouvernement est manifeste, que ce soit dans le scandale des garderies libérales, la nomination des juges, les multiples enquêtes du DGE impliquant le Parti libéral du Québec ou encore le dossier BCIA. « Dans tous les cas de figure, il y a un dénominateur commun : les contributeurs et les collecteurs de fonds du PLQ. Il y a de nombreuses enquêtes en cours alors que dans les faits, ce que les Québécois veulent, c’est une enquête et c’est l’enquête publique sur la construction et le financement des partis politiques. Quand tu n’as rien à cacher, tu n’as peur de rien », a insisté Pauline Marois, rappelant que plusieurs organisations non partisanes réclament la tenue d’une telle enquête, notamment les policiers, les procureurs, les ingénieurs et des dizaines de municipalités à travers le Québec.

L’éthique élastique du premier ministre

De son côté, le leader de l’opposition officielle, Stéphane Bédard, a illustré l’incapacité du premier ministre Charest à doter le Québec de règles claires en matière d’éthique et de saine conduite. « Il y a plus d’un an, dans la tourmente, Jean Charest annonçait un commissaire à l’éthique et un code d’éthique pour les élus. Malheureusement, la session se termine et toujours rien. La raison est fort simple : Jean Charest a mis ses intérêts personnels avant ceux du Québec et des Québécois avec son boni versé par son parti. S’il s’était raisonné avant, nous aurions aujourd’hui un commissaire à l’éthique et un code d’éthique », a déploré Stéphane Bédard, soulignant que pendant plus de six mois, le gouvernement a bloqué l’étude du projet de loi 48.

L’incapacité du gouvernement libéral à bien légiférer ne surprend guère le député de Chicoutimi. « Au cours de la présente session, le gouvernement Charest a gaspillé beaucoup de temps d’étude de projet de loi. Alors que nous étions prêts à travailler sur le projet de loi modifiant les règles de financement des partis politiques, les libéraux ont voulu nous rentrer dans la gorge le projet de loi dans lequel ils se dessinent une nouvelle carte électorale. Voilà une autre illustration que le gouvernement libéral travaille pour ses intérêts avant ceux du Québec », a dénoncé Stéphane Bédard.

Pendant ce temps, les problèmes s’accumulent

La chef de l’opposition officielle fait remarquer que pendant ce temps les problèmes s’accumulent. Alors que l’attente devait être un mot honni avec un gouvernement libéral, les Québécois attendent plus longtemps à l’urgence sous sa gouverne. Nous sommes témoins de cas d’horreur concernant nos aînés; on constate un dérapage monumental pour les programmes d’aide humanitaire spéciaux pour Haïti; le gouvernement procède à des compressions dangereuses dans les cours de francisation pour les immigrants; malgré l’avis de la Santé publique, le gouvernement s’entête en augmentant l’offre de jeu en ligne; le Dossier Santé Québec est reporté aux calendes grecques; malgré le minibaby-boom, le gouvernement ne développe pas de places à 7$; après des mois de controverse, le gouvernement a été forcé de revoir sa décision concernant la modification du régime pédagogique; malgré l’adoption d’un nouveau régime forestier, la forêt québécoise se meurt. « Il n’y a qu’une seule phrase qui résume bien l’état actuel de gouvernance du gouvernement libéral de Jean Charest : tout ce qu’il touche tourne à la catastrophe », a illustré Mme Marois.

Elle rappelle que le dernier budget a bien démontré la mauvaise gouvernance du gouvernement libéral. « Pendant des mois, il a fait la sourde oreille, allant même jusqu’à nier les faits et mentir effrontément aux Québécois sur l’état actuel des finances publiques. Plutôt que de faire les batailles financières avec Ottawa, il a fait le choix de piger dans la poche des Québécois. À défaut d’avoir une entente sur l’harmonisation de la TVQ comme les autres provinces, il prend la voie d’un ticket modérateur, rejeté par tous », a indiqué Mme Marois.

La chef du Parti Québécois souligne d’ailleurs que le gouvernement libéral improvise dans ses méthodes pour atteindre l’équilibre budgétaire. « Le projet de loi 100 est clairement un projet de loi préparé sur un coin de table pour faire plaisir à la galerie. Qui plus est, les dernières semaines nous ont aussi permis d’apprendre que Jean Charest veut imposer des mesures de restriction à l’appareil administratif. Or, il n’entend pas donner l’exemple en refusant de couper dans son budget de déplacement, de publicité et en refusant d’agir rétroactivement pour les bonis versés l’an dernier, en pleine crise financière », a affirmé Mme Marois, qui s’est désolée que le gouvernement ait refusé une proposition du Parti Québécois qui aurait permis d’économiser plusieurs centaines de millions de dollars en instaurant un rapport d’impôt unique.

La métropole et des régions abandonnées

Elle s’est aussi désolée de voir la métropole coincée dans son développement par les nombreuses indécisions ou mauvaises décisions gouvernementales. « Tous les chantiers d’importance à Montréal sont paralysés. Les coûts explosent sans même que les projets n’aient vu le jour. Que l’on pense au renouvellement de la flotte des wagons du métro, le CHUM, l’échangeur Turcot, la rue Notre-Dame, le gouvernement Charest dort au gaz. Le squelette de l’Îlot Voyageur, en plein cœur de Montréal, est une belle illustration du laxisme libéral. Et les menaces de transformation de la raffinerie Shell en centre de distribution n’ont rien pour rassurer. Ce gouvernement se vante d’être le gouvernement de l’économie mais les faits vont dans le sens inverse à Montréal », a poursuivi Mme Marois.

Les dossiers de l’agriculture et des forêts vont mal. Nos agriculteurs font faillite les uns après les autres et le gouvernement regarde passivement nos régions subir ce drame. Et c’est la même chose pour nos forêts, des milliards pour l’automobile en Ontario et toujours des miettes pour le Québec. Encore là, Jean Charest semble totalement désintéressé de la question. Nos régions sont loin d’être branchées à Internet haute vitesse et le gouvernement peine à dépenser les budgets alloués à cette fin.

« Les débats qui animeront le Québec dans les prochains mois seront nombreux. La question des accommodements raisonnables n’est toujours pas réglée, le gouvernement préférant s’isoler dans sa solution. Le débat sur la langue risque de s’envenimer parce que le gouvernement Charest a choisi le pire des scénarios. En plus de tous ces débats, les Québécois pourront aussi se prononcer sur l’avenir minier au Québec et donner leur point de vue sur Mourir dans la dignité à l’occasion d’une commission itinérante de l’Assemblée nationale. Autant d’enjeux intéressants permettant aux Québécois de s’exprimer librement mais qui passeront sous silence si le premier ministre s’entête toujours à leur cacher la vérité », a conclu Pauline Marois.

Le dernier budget du gouvernement Charest : Facteur de création de la pauvreté des Québécois

La députée de Marguerite-D’Youville et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’emploi et de solidarité sociale, Monique Richard, constate que le gouvernement libéral a finalement réussi à mettre fin temporairement, le temps d’une annonce, à son état de paralysie décisionnelle pour permettre la publication du deuxième Plan d’action gouvernemental pour la solidarité et l’inclusion sociale 2010-2015 : Le Québec mobilisé contre la pauvreté. « Le gouvernement libéral qui a fait preuve d’immobilisme dans plusieurs grands dossiers gouvernementaux pendant la session parlementaire a manifestement réussi, à une semaine de la fin des travaux parlementaires, à déposer le Plan d’action gouvernemental 2010‑2015 », a déclaré Monique Richard. 

La députée tient à rappeler au gouvernement libéral que le dernier budget présenté il y a moins de deux mois par le ministre des Finances, Raymond Bachand reste encore dur à digérer pour l’ensemble des Québécois, particulièrement pour les personnes seules et les jeunes familles qui vivaient déjà dans un contexte de pauvreté avant sa publication. « Le gouvernement libéral, dans le dernier budget, a véritablement pigé de toutes les façons possibles dans la poche des Québécois. Il a réussi l’exploit de créer plusieurs mesures qui n’existaient pas avant et qui deviennent des facteurs d’augmentation de la pauvreté », a ajouté la députée de l’opposition officielle. 

« Il faut bien se rendre compte qu’il s’agit du même gouvernement qui annonce aujourd’hui, la main sur le cœur, son Plan d’action gouvernemental pour la solidarité et l’inclusion sociale 2010‑2015 et qui a mis sur la table à dessin dans le dernier budget l’instauration d’un ticket modérateur qui se traduit carrément par une taxe à la maladie. À l’évidence, la seule démonstration de transparence du gouvernement libéral existe à travers ces contradictions. On ne peut pas proposer un ticket modérateur et présenter un mois plus tard un plan pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale », a ajouté la porte-parole de l’opposition officielle en matière d’emploi et de solidarité sociale, Monique Richard. 

Force est de constater également que le gouvernement libéral s’inscrit dans une dynamique davantage centrée sur les relations publiques que sur l’obligation de résultats en matière de lutte efficace à la pauvreté et à la promotion de la solidarité sociale. Comment expliquer que des groupes qui devaient se partager l’enveloppe de 14 millions de dollars annoncée il y a six mois en matière d’itinérance doivent écrire des lettres ouvertes, comme l’a fait plus tôt cette semaine l’Accueil Bonneau dans Le Devoir, pour lancer un cri du cœur et rappeler à la ministre déléguée aux Services sociaux, Lise Thériault, que la situation est alarmante et que ces derniers attendent toujours après les versements qui ont pourtant été annoncés? », a questionné la députée. 

Monique Richard dénonce le peu d’effet du crédit d’impôt Solidarité présenté par le gouvernement libéral supposément censé atténuer les hausses de tarifs généralisées. « Les annexes au budget sont très enrichissantes : on peut y lire noir sur blanc que l’impact net du crédit Solidarité par rapport à l’augmentation des tarifs n’apporte rien », a affirmé Mme Richard. C’est consternant, surtout après ce qu’on a voulu nous faire croire », a-t-elle poursuivi. 

En effet, l’impact net de ce crédit d’impôt atteindra, à terme, soit en 2013, pour les personnes seules sans revenu à peine 55 ¢ par jour. Pour les personnes seules avec un revenu de moins de 20 000 dollars, le résultat net serait de seulement 41 ¢ par jour. « Est-ce que les hausses de tarifs s’appliquent aux plus démunis? Oui. Est-ce que le crédit d’impôt Solidarité annule les effets pervers de la hausse des tarifs? Non », a ajouté la porte-parole. 

« Les Québécois sont indiscutablement plus pauvres depuis le dernier budget Bachand. Le gouvernement libéral, avec son spectacle d’aujourd’hui, veut laisser croire qu’il est tout d’un coup devenu un gouvernement d’action, mais les Québécois ont bien compris que le gouvernement libéral est paralysé depuis des mois et que cette annonce en catastrophe à moins d’une semaine de la fin des travaux laisse encore l’étrange impression de déjà-vu dans le roman libéral des diversions », a conclu la députée de l’opposition officielle, Monique Richard.

Le gouvernement Charest maintient les écoles passerelles

 « Le dépôt du projet de loi 103 présenté aujourd’hui par la ministre responsable de l’application de la Charte de la langue française, Christine St-Pierre, confirme les pires craintes que nous avions sur la solution que le gouvernement Charest allait proposer pour répondre au jugement de la Cour suprême qui a invalidé la loi 104 ». 

C’est ce qu’a déclaré le député de Borduas et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’éducation primaire et secondaire et de langue, Pierre Curzi, après avoir pris connaissance du projet de loi, soi-disant la réponse gouvernementale du jugement de la Cour suprême. 

« Le gouvernement libéral a donc délibérément fait le choix du parcours authentique et de passer outre l’avis du Conseil supérieur de la langue française en permettant à des parents qui en ont les moyens financiers de pouvoir acheter à leurs enfants le droit à l’enseignement en anglais dans les écoles subventionnées du Québec par le biais du passage dans une école privée non subventionnée. Cette décision est inacceptable et profondément injuste car elle va créer deux catégories de citoyens au Québec : ceux qui auront les moyens de s’acheter un droit et ceux qui ne les auront pas », a poursuivi Pierre Curzi. 

Avec le gouvernement libéral, tout peut s’acheter

« De surcroît, les libéraux sont allés jusqu’à renier leur appui à la motion adoptée de façon unanime par l’Assemblée nationale il y a deux semaines et qui exigeait du gouvernement libéral qu’il rejette toute solution qui aurait pour effet de permettre à des parents d’enfants actuellement non admissibles à l’école anglaise d’acheter pour leurs enfants un droit d’accès à l’école anglaise par le biais d’un passage dans une école privée non subventionnée. C’est une démonstration éloquente et malheureuse du cynisme libéral », a ajouté M. Curzi. 

« Les ministres Christine St-Pierre, Michelle Courchesne et Kathleen Weil ont totalement abdiqué leurs responsabilités. Elles ont choisi une voie, celle des décisions subjectives et arbitraires. Le gouvernement libéral de Jean Charest devra expliquer pourquoi il a refusé d’assujettir les écoles privées non subventionnées à la Charte de la langue française comme nous lui recommandions et comme le lui recommandait le Conseil supérieur de la langue française. C’est une erreur historique que le gouvernement peut encore éviter s’il a à cœur, véritablement et pas seulement dans le discours, la langue française », a conclu Pierre Curzi.

Projet de loi 94 : Où s’en va le gouvernement libéral ?

La députée de Rosemont et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’immigration, de relations internationales et de Francophonie, Louise Beaudoin, se questionne sérieusement sur les intentions du gouvernement libéral en ce qui a trait aux accommodements raisonnables et au suivi qu’il entend accorder au projet de loi 94 déposé en mars dernier. 

« Deux mois après le dépôt du projet de loi, nous avons débuté les consultations cette semaine. La très grande majorité des groupes qui sont venus témoigner en commission parlementaire cette semaine a rejeté ce projet de loi. Pour certains, il est inquiétant, inutile, insuffisant ou encore incomplet, demandant même parfois son retrait pur et simple. Pour d’autres, il ne règle rien et ne fait que codifier dans une loi la jurisprudence actuelle. C’est exactement ce que nous pensons. De plus, il confirme l’étude au cas par cas de chaque demande », a déclaré la députée de Rosemont. 

Or, contre toute attente, le gouvernement libéral a choisi d’ajourner les consultations jusqu’en août prochain. Qui plus est, la ministre de la Justice, Kathleen Weil, affirmait ce matin dans le quotidien The Gazette que le gouvernement était plongé dans le noir sur cette question et qu’elle ne connaissait rien du suivi qui sera accordé par son gouvernement! 

« Cette décision reflète le manque de jugement du gouvernement libéral face aux enjeux en cause. La ministre Weil doit faire son examen de conscience et profiter de ce laps de temps pour revoir sa copie et proposer aux Québécois un véritable débat sur la laïcité. Quant à nous, nous réaffirmons notre volonté de soumettre éventuellement une charte de la laïcité afin de répondre à cette question fondamentale pour notre vivre ensemble collectif : quelle forme de laïcité voulons-nous au Québec? », a poursuivi Mme Beaudoin. 

« Si l’on veut vraiment baliser les accommodements religieux, il faut nécessairement poser un geste audacieux et, en ce sens, il faut clairement énoncer dans la Charte québécoise des droits et libertés les valeurs fondamentales du Québec », a conclu Louise Beaudoin.