« Le dépôt du projet de loi 103 présenté aujourd’hui par la ministre responsable de l’application de la Charte de la langue française, Christine St-Pierre, confirme les pires craintes que nous avions sur la solution que le gouvernement Charest allait proposer pour répondre au jugement de la Cour suprême qui a invalidé la loi 104 ».Â
C’est ce qu’a déclaré le député de Borduas et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’éducation primaire et secondaire et de langue, Pierre Curzi, après avoir pris connaissance du projet de loi, soi-disant la réponse gouvernementale du jugement de la Cour suprême.Â
« Le gouvernement libéral a donc délibérément fait le choix du parcours authentique et de passer outre l’avis du Conseil supérieur de la langue française en permettant à des parents qui en ont les moyens financiers de pouvoir acheter à leurs enfants le droit à l’enseignement en anglais dans les écoles subventionnées du Québec par le biais du passage dans une école privée non subventionnée. Cette décision est inacceptable et profondément injuste car elle va créer deux catégories de citoyens au Québec : ceux qui auront les moyens de s’acheter un droit et ceux qui ne les auront pas », a poursuivi Pierre Curzi.Â
Avec le gouvernement libéral, tout peut s’acheter
« De surcroît, les libéraux sont allés jusqu’à renier leur appui à la motion adoptée de façon unanime par l’Assemblée nationale il y a deux semaines et qui exigeait du gouvernement libéral qu’il rejette toute solution qui aurait pour effet de permettre à des parents d’enfants actuellement non admissibles à l’école anglaise d’acheter pour leurs enfants un droit d’accès à l’école anglaise par le biais d’un passage dans une école privée non subventionnée. C’est une démonstration éloquente et malheureuse du cynisme libéral », a ajouté M. Curzi.Â
« Les ministres Christine St-Pierre, Michelle Courchesne et Kathleen Weil ont totalement abdiqué leurs responsabilités. Elles ont choisi une voie, celle des décisions subjectives et arbitraires. Le gouvernement libéral de Jean Charest devra expliquer pourquoi il a refusé d’assujettir les écoles privées non subventionnées à la Charte de la langue française comme nous lui recommandions et comme le lui recommandait le Conseil supérieur de la langue française. C’est une erreur historique que le gouvernement peut encore éviter s’il a à cœur, véritablement et pas seulement dans le discours, la langue française », a conclu Pierre Curzi.






