Archive pour février, 2010

La pétition en faveur d’une commission d’enquête publique a recueilli, à ce jour, près de 60 000 signatures

La pétition citoyenne exigeant du gouvernement libéral de Jean Charest la tenue d’une commission d’enquête publique sur l’industrie de la construction a recueilli, à ce jour, près de 60 000 signatures. 

Le député de Chambly et porte-parole de l’opposition officielle en matière de sécurité publique, Bertrand St-Arnaud, a déposé ce matin à l’Assemblée nationale la version électronique de la pétition. Cette première pétition électronique de l’histoire du Parlement québécois a été signée, en deux mois, par plus de 42 000 citoyens. 

« À la demande de citoyens, j’ai accepté d’être le parrain d’une pétition réclamant la tenue d’une commission d’enquête publique sur l’industrie de la construction. L’année 2009 aura marqué les Québécois par le nombre et l’importance des allégations de collusion et de malversation dans ce domaine économique important au Québec. Il est clair qu’il faut faire toute la lumière sur ces allégations et aller au fond des choses par le biais d’une commission d’enquête publique. Les enquêtes policières, même les policiers et les procureurs de la Couronne le disent, ne suffiront définitivement pas », a déclaré Bertrand St-Arnaud. 

Pour le Parti Québécois, l’objectif de la pétition est atteint. « Il est clair que les Québécois n’ont pas oublié ce dossier pendant la période des Fêtes, comme Jean Charest l’espérait ardemment », a poursuivi M. St-Arnaud. 

L’opposition officielle maintient que la commission d’enquête publique est nécessaire si le gouvernement souhaite réellement mettre fin à une économie parallèle qui bénéficierait à des gens malhonnêtes. « On parle d’un gaspillage de centaines de millions voire de milliards de dollars par année, avec tous les investissements que fait présentement le gouvernement dans nos infrastructures. Les Québécois en veulent pour leur argent et actuellement ils se font flouer, avec la bénédiction du gouvernement de Jean Charest », a rappelé le député de Chambly. 

L’OPÉRATION MARTEAU : TOUJOURS EN ATTENTE DE RÉSULTATS TANGIBLES

 Bertrand St-Arnaud rappelle également que lors de l’annonce de la mise sur pied de l’Opération Marteau en octobre dernier, une opération qui coûte plus de 26 millions de dollars aux contribuables, le gouvernement avait promis des résultats rapides et concrets. « Présentement, les résultats de l’Opération Marteau sont nuls : aucune arrestation », a conclu le député de Chambly. 

Au cours des prochaines séances de l’Assemblée nationale, plusieurs autres députés déposeront une version papier, signée aux quatre coins du Québec, de la pétition exigeant la tenue d’une commission d’enquête publique sur l’industrie de la construction.

Le Parti Québécois demande à la ministre Weil de permettre aux personnes adoptées de connaître leurs origines et leurs antécédents médicaux

Au lendemain de la consultation générale portant sur l’avant-projet de loi concernant l’adoption et l’autorité parentale, la députée de Joliette et porte-parole de l’opposition officielle en matière de justice, Véronique Hivon, demande à la ministre de la Justice, Kathleen Weil, de mettre fin au principe de la confidentialité absolue des dossiers d’adoptions passées et futures, afin de permettre aux personnes adoptées de connaître leurs origines. 

Pour le Parti Québécois, cette demande est d’autant plus légitime maintenant avec le consensus qui se dégage des positions exprimées par la majorité des personnes et des associations entendues. « De toute évidence, la société québécoise est maintenant prête pour ce virage », a déclaré Véronique Hivon, notant que la ministre Weil n’avait pas cru bon d’inclure dans l’avant-projet de loi une proposition concernant les dossiers des personnes déjà adoptées. Cette décision soulagera la souffrance de nombreux Québécois adoptés, dont plusieurs ont témoigné de leur désarroi face au manque d’ouverture de l’avant-projet de loi. 

« Par ailleurs, la commission nous a permis d’aller au fond des choses et de faire ressortir la profondeur des enjeux qui sont en cause. Toute solution doit viser l’équilibre des droits en présence. Il faut aussi tenir compte à la fois de la réalité douloureuse des personnes, particulièrement des femmes, qui ont dû confier leur enfant à l’adoption à une époque où les mentalités les confinaient au secret et du besoin fondamental de personnes adoptées de connaître leurs origines et leurs antécédents sociaux et médicaux. À l’instar de ce qui se fait dans plusieurs juridictions, comme la Colombie-Britannique et l’Ontario, qui prévoient la possibilité d’inscrire un veto pour limiter les effets de la levée de la confidentialité, il apparaît possible de concilier le droit à la vie privée des parents biologiques et le droit des personnes adoptées de connaître leurs origines, a poursuivi Mme Hivon. Nous avons entendu le cri du cœur qui a été lancé par de nombreuses personnes adoptées, appuyées de plusieurs groupes dont la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, la Chambre des notaires du Québec et le Mouvement Retrouvailles », a-t-elle indiqué. 

La députée de Joliette note également que le rapport du Groupe de travail sur le régime québécois de l’adoption, dont l’avant-projet de loi s’inspire grandement, exprimait certaines réserves sur une ouverture des dossiers pour le passé. Or, la présidente du groupe de travail, Me Carmen Lavallée, a indiqué lors de sa présence en commission parlementaire que sa position avait changé depuis la publication du rapport. Me Lavallée juge maintenant qu’on ne peut plus « se barricader » derrière le droit à la vie privée pour dire aux adoptés qu’on ne peut rien faire pour eux. 

« La société québécoise est prête pour l’ouverture de la confidentialité des dossiers d’adoptions et cette opération peut se dérouler dans le respect de toutes les parties en cause. J’invite donc la ministre de la Justice à prévoir les mécanismes nécessaires à cette ouverture dans la réécriture de son projet de loi », a conclu Véronique Hivon.

Commission d’enquête publique sur l’industrie de la construction – Le Parti Québécois invite la population de Montréal à faire entendre sa voix en signant la pétition de l’Assemblée nationale

Le Parti Québécois de la région de Montréal a tenu, ce matin aux abords de stations de métro de Montréal, une opération visant à faire signer la pétition exigeant du gouvernement de Jean Charest qu’il tienne une commission d’enquête sur l’industrie de la construction. Par cette action, il souhaite que les Montréalais fassent entendre leur voix et indiquent clairement au gouvernement leur souhait de voir apparaître la vérité sur l’ensemble des allégations de corruption et de collusion rapportées par les médias d’information depuis plusieurs mois.

 « Les raisons ne manquent pas et le peu de résultats obtenus à ce jour par l’opération Marteau nous le démontre : si on veut aller au fond des choses, même les policiers nous le disent, il faut plus que des opérations policières. Il nous faut une commission d’enquête publique aux pouvoirs élargis qui, elle seule, nous permettra de démonter tout un système pièce par pièce. C’est la seule façon de faire toute la lumière et d’obtenir la vérité », a déclaré Bertrand St‑Arnaud, qui accompagnait les députés du Parti Québécois de Montréal, Nicolas Girard (Gouin), Martin Lemay (Sainte-Marie–Saint-Jacques), Louise Beaudoin (Rosemont), Nicole Léger (Pointe-aux-Trembles) et Carole Poirier (Hochelaga-Maisonneuve).     

« Une commission d’enquête publique est plus nécessaire que jamais. Tout ce que recherchent Jean Charest et son gouvernement, c’est de gagner du temps en espérant que la population oubliera. Au Parti Québécois, nous n’avons pas oublié et nous n’oublierons pas. Nous allons poursuivre le travail et nous invitons les Québécois à faire de même et signer la pétition électronique sur le site Internet de l’Assemblée nationale », a conclu le président du caucus montréalais des députés du Parti Québécois et député de Gouin, Nicolas Girard.

 Rappelons que tous ceux qui souhaitent signer la pétition électronique exigeant la tenue d’une commission d’enquête sur l’industrie de la construction peuvent le faire jusqu’au 4 février prochain sur le site Internet de l’Assemblée nationale (www.assnat.qc.ca/petition). Il faut être attentif à bien compléter toutes les étapes permettant d’officialiser sa signature.