Archive pour décembre, 2009

Le Parti québécois réclame une enquête du directeur général des élections et du vérificateur général

Le député de Gouin et porte-parole de l’opposition officielle en matière de famille, Nicolas Girard, demande au Directeur général des élections et au Vérificateur général du Québec d’enquêter sur le processus d’attribution des places à des garderies privées. 

« Les réponses du ministre de la Famille, Tony Tomassi, ne convainquent personne. À l’évidence, le processus choisi par le gouvernement libéral à l’été 2008 a été vicié : le gouvernement a rejeté des projets de CPE, qui avaient l’appui de leur milieu, au détriment de projets de garderies qui ont obtenu un avis défavorable par les fonctionnaires du ministère », a déclaré M. Girard. Il a indiqué que mardi dernier, le ministre soutenait que si ces projets avaient obtenu l’autorisation du ministre, c’est parce qu’ils pouvaient être mis en chantier rapidement. Or, beaucoup de ces projets ne seront développés qu’en 2011. 

« Ce qui est encore plus troublant, c’est de constater le soudain élan de générosité de certains promoteurs et administrateurs de garderies privées à la caisse du Parti libéral du Québec. Quand sept places sur dix sont octroyées dans la région des Laurentides à de généreux donateurs du Parti libéral, certains pour la première fois mais avec la contribution maximale de 3000$, l’année même où ils reçoivent l’aval du gouvernement pour leur projet, il y a lieu de se questionner sérieusement, a poursuivi Nicolas Girard. Il n’y a rien d’illégal à contribuer à un parti politique, mais dans le cas présent, prétendre que cette situation relève du hasard comme le ministre Tomassi le laisse entendre est loufoque. Le hasard est un peu trop gros », a-t-il ajouté. 

Le porte-parole de l’opposition officielle rappelle que le gouvernement libéral a modifié le processus d’attribution mis en place par le gouvernement précédent, un processus jugé transparent et rigoureux par les intervenants du milieu, y compris les représentants des garderies privées. « Le gouvernement libéral a fait le choix de remplacer un processus fonctionnel par un processus douteux et non transparent. Il faut donc revoir le processus et faire la lumière sur la façon dont les choses ont été faites en 2008 par le gouvernement libéral », a conclu Nicolas Girard.

Le Parti québécois veut redonner confiance aux citoyens

« Au cours des derniers mois, plusieurs événements ont ébranlé la confiance des citoyennes et citoyens envers leurs institutions politiques. Comme élus, nous avons le devoir de prendre les décisions nécessaires pour leur redonner cette confiance. Voilà pourquoi nous présentons aujourd’hui des mesures audacieuses, en droite ligne avec l’idéologie de René Lévesque ». 

C’est ce qu’a déclaré la chef de l’opposition officielle et députée de Charlevoix, Pauline Marois, accompagnée du leader de l’opposition officielle et député de Chicoutimi, Stéphane Bédard, à l’occasion d’une conférence de presse où ils ont dévoilé les mesures que le Parti québécois propose au Jury citoyen formé par le Directeur général des élections (DGE) et lors de l’étude du projet de loi 78 présenté par le ministre Claude Béchard. 

D’abord, le Parti québécois propose : 

  • que le plafond maximal d’une contribution par parti politique soit fixé à 500 $ au lieu de 3000 $;
  • que le crédit d’impôt octroyé à l’électeur qui fait une contribution soit administré par le DGE;
  • qu’une « passerelle » soit mise en place entre le DGE et Revenu Québec afin de s’assurer qu’un contributeur ne puisse obtenir un remboursement par son employeur;
  • que toutes les municipalités soient assujetties à la Loi électorale, avec les ajustements nécessaires pour celles de moins de 5000 habitants;
  • que le fardeau de la preuve, en cas d’infraction, soit inversé;
  • que le DGE puisse compter sur un plus grand nombre d’enquêteurs pour faire des enquêtes systémiques plutôt que de réagir aux plaintes;
  • que les rapports financiers des partis politiques soient uniformes;
  • que soit interdit tout salaire provenant d’un parti politique ou d’une entreprise à un membre du Conseil des ministres, y incluant le premier ministre.

« D’emblée, nous avons rejeté l’idée que des entreprises puissent contribuer au financement des partis politiques, de même qu’un financement à 100 % de l’État. Les citoyens du Québec doivent avoir la possibilité de participer et de contribuer à la vie démocratique d’un parti politique. Toutefois, si l’on souhaite un financement réellement populaire, force est de constater que le statu quo pour le plafond des contributions n’est pas possible », a poursuivi Pauline Marois, soulignant que le revenu personnel disponible au Québec était de 25 500 $ en 2008.

Par ailleurs, le Parti québécois endosse certaines propositions gouvernementales contenues dans le projet de loi 78, telles : 

  • la hausse de l’allocation annuelle de l’État octroyée aux partis, faisant passer la contribution à 0,82 $ par vote recueilli, avec indexation annuelle;
  • l’augmentation du crédit d’impôt pour les dons de moins de 100 $ tout en maintenant le maximum à 400 $;
  • l’interdiction de contracter avec l’État pour cinq ans pour toutes entreprises ayant commis une infraction aux règles de financement;
  • l’abolition des dons anonymes;
  • l’imposition de sanctions lors de contraventions à la Loi électorale pour les personnes morales, les administrateurs et les officiers des partis politiques;
  • la révision des sanctions possibles à la hausse;
  • le maintien de l’interdiction que les entreprises puissent financer les partis. 

Pauline Marois a aussi rappelé que l’assujettissement des courses à la direction des partis et l’interdiction qu’une contribution ne fasse l’objet d’un remboursement d’un tiers, deux mesures incluses dans le projet de loi, étaient déjà des mesures appliquées chez nous. 

« L’objectif que nous recherchons, c’est de casser l’idée que financer un parti permet à quiconque d’influencer indûment les élus et que cela soit synonyme de récompenses. Les mesures identifiées dans le projet de loi du ministre Béchard sont intéressantes mais insuffisantes pour parvenir à cet objectif. Voilà pourquoi nous proposons aujourd’hui ces mesures pour renforcer notre système démocratique de financement des partis politiques », a souligné Stéphane Bédard, réitérant la nécessité que soit scindé le projet de loi 78 afin de distinguer le débat du financement des partis politiques de l’enjeu de la carte électorale. 

« Soyons clairs : les huit mesures que nous souhaitons voir adopter s’inscrivent dans le débat du financement des partis politiques mais ne freinent en rien la volonté et la demande du nous pour que le gouvernement libéral de Jean Charest mette en place une commission d’enquête publique et indépendante sur l’industrie de la construction. En ce sens, j’invite tous les citoyens du Québec à signer la pétition Internet disponible à l’adresse suivante : http://www.assnat.qc.ca/petition/ListeFr.aspx », a conclu la chef de l’opposition officielle.

Le Parti québécois souhaite un véritable débat de société sur le droit de mourrir dignement.

La chef de l’opposition officielle et députée de Charlevoix, Pauline Marois, la députée de Joliette et porte-parole en matière de justice, Véronique Hivon, et le député de Marie-Victorin et porte-parole en matière de santé, Bernard Drainville, ont déposé  une motion le 3 décembre dernier demandant au premier ministre Charest d’instituer une commission ad hoc, non partisane, afin qu’une consultation ait lieu rapidement auprès de la population québécoise concernant le droit de mourir dignement.

 « Je crois plus que jamais que la population québécoise est prête à tenir ce débat. Les Québécois sont des gens qui comprennent la souffrance d’autrui et ils veulent trouver des solutions. Donner le choix et le droit, mais de façon exceptionnelle seulement, à ceux qui n’ont absolument plus de qualité de vie, qui n’ont aucune perspective d’avenir en raison d’une maladie incurable, de mourir dignement en prenant une décision de façon tout à fait libre et éclairée pourrait être l’une des pistes envisageables », a ajouté la chef de l’opposition officielle. 

« À plusieurs reprises au cours des dernières années, le débat sur le droit de mourir dignement a occupé l’actualité. Récemment, plusieurs groupes se sont d’ailleurs prononcés en faveur de ce droit, notamment l’AFEAS, la Fédération des médecins omnipraticiens et la Fédération des médecins spécialistes. Nous demandons donc au premier ministre d’instituer une commission ad hoc de l’Assemblée nationale, non partisane, qui aurait pour mandat de consulter la population du Québec à ce sujet », a déclaré Pauline Marois. 

« Cette question va bien au delà des aspects juridiques ou médicaux. Il s’agit d’un enjeu qui interpelle les valeurs des citoyens et qui a une résonance éthique très forte. Il est donc important de tenir un véritable débat de société sur le droit de mourir dans la dignité. Il incombe aux parlementaires de s’assurer que le débat se fasse de la manière la plus ouverte et la plus sereine qui soit. S’il y a bien quelque chose de profondément associé aux valeurs d’une société, c’est de déterminer de quelle manière elle souhaite voir encadrer les questions liées à la fin de vie », a indiqué la députée de Joliette.

Pétition en ligne pour une demande d’enquête publique sur l’industrie de la construction

Vous pouvez signer à l’adresse ci-dessous une pétition pour demander une enquête publique sur l’industrie de la construction.

http://www.assnat.qc.ca/petition/ListeFr.aspx

Nicolas Girard et des élus du quartier participent à la grande collecte de Noël du CRAC

Dimanche dernier, le député de Gouin, Nicolas Girard, a sillonné des rues de la Petite-Patrie afin d’amasser des denrées alimentaires et des dons en argent dans le cadre de la grande collecte de Noël du CRAC. Cette collecte permettra d’aider près de 350 ménages moins nantis du quartier.

Sur la photo, il est accompagné du député fédéral de Rosemont, Bernard Bigras, du maire de l’arrondissement Rosemont-La Petite-Patrie, François W. Croteau, du conseiller municipal de Saint-Édouard, François Limoges, du commissaire scolaire, Kenneth Georges et de plusieurs bénévoles.

Photo : David Dinelle

Photo : David Dinelle