La tournée Un enfant, une place s’arrête à Longueuil

LONGUEUIL. Sur le territoire de la CRÉ de Longueuil, ils seraient plus de 5000 enfants à attendre qu’une place en service de garde se libère d’ici 2012. Une situation qui témoigne du laisser-aller du gouvernement libéral, selon les députés Monique Richard (Marguerite-D’Youville), Marie Malavoy (Taillon) et Bernard Drainville (Marie-Victorin).

Accompagnés du porte-parole de l’opposition officielle en matière de famille, le député de Gouin Nicolas Girard, les députés étaient de passage à Longueuil le 9 octobre dernier, dans le cadre de la tournée provinciale pour écouter les préoccupations des intervenants en service de gar

 
Les députés Bernard Drainville, Nicolas Girard, Marie Malavoy et Monique Richard. Photo : Jean Laraméede et pour promouvoir la signature de la pétition Un enfant, une place.

«Dans Marie-Victorin, les parents téléphonent pour nous dire le stress qu’ils vivent à l’idée de laisser leur emploi pour rester à la maison à cause du manque de places, raconte Bernard Drainville. Un parent nous a même dit qu’il était sur une liste d’attente depuis deux ans déjà. Est-ce normal d’avoir à faire le choix entre un emploi et son enfant? Est-ce que le gouvernement veut revenir 20 ans en arrière en obligeant les femmes à rester à la maison?», questionne le député.

«On le sait, mes collègues et moi ; un enfant qui fréquente la garderie se trouvera mieux préparé pour entrer à l’école, précise Marie Malavoy. De la même façon, on pourra détecter plus facilement des troubles d’apprentissage, ce qui permettra de gagner du temps dans son développement. Dans Taillon, un CPE attend toujours les 80 places supplémentaires promises par le gouvernement au printemps dernier.»

«Dans le dernier budget provincial, il n’y a pas un mot sur des engagements pour créer de nouvelles places, alors que les libéraux en avaient promis 15 000, enchaîne Nicolas Girard. Même qu’à la lecture du témoignage d’un parent lors de l’étude des crédits budgétaires, le ministre de la Famille, M. Tomassi, avait dit que les parents qui ne trouvent pas de place n’ont qu’à faire garder leur enfant par la voisine.»

Dans les prochains mois, le porte-parole de l’opposition officielle en matière de famille déposera à l’Assemblée nationale la pétition Un enfant, une place, qu’il est possible de signer sur le web. La pétition invite aussi les parents à raconter leur histoire. Il souhaite que le gouvernement annonce dès cet automne de nouvelles places pour 2010.

Source : Le Courrier du sud, 15 octobre 2009.