Décrochage scolaire: la ministre Courchesne confirme que l’engagement libéral est passé à la trappe

Aujourd’hui à l’Assemblée nationale, forcée par le député de Borduas et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’éducation primaire et secondaire, Pierre Curzi, la ministre a avoué que son gouvernement fait volte-face dans sa tentative de lutter efficacement contre le décrochage scolaire.

Dans un mémoire au Conseil des ministres, rendu public par le député de Borduas, on apprend qu’entre les intentions de la ministre et la réalité annoncée en grande pompe la semaine dernière, il manque 60 M$.

« Ce document prouve hors de doute que la ministre Courchesne n’a pas réussi à convaincre le premier ministre et les membres du Conseil des ministres de considérer le décrochage scolaire assez important pour y mettre les efforts nécessaires. Elle a fait miroiter l’idée que cela la préoccupe, mais la vérité, c’est qu’elle a dévoilé le peu d’intérêt de son gouvernement à faire une lutte efficace au décrochage scolaire », a déploré le député.

Rappelons que cet argent devait servir à diminuer la taille des classes au secondaire, promesse faite par le gouvernement libéral lors de la dernière campagne électorale, promesse que la ministre a martelée tout au long de la campagne et réitérée lors de la dernière étude des crédits en avril dernier.

« La seule conclusion que l’on peut en tirer, c’est que la dernière campagne électorale des libéraux a été truffée de mensonges. Mais le pire dans tout cela, c’est que ce sont nos jeunes qui en paient le prix », a conclu Pierre Curzi.