« Nous constatons en 2009, après six ans au pouvoir, que le gouvernement Charest a totalement raté la lutte au décrochage scolaire. Les plus récents résultats, diffusés, comme par hasard, en pleines vacances estivales, démontrent que le gouvernement Charest n’a pas progressé dans cet important dossier, et ce, malgré qu’il en ait fait une soi-disant priorité. Ces données illustrent l’échec flagrant du gouvernement de Jean Charest, de Pierre Reid jusqu’à Michelle Courchesne », a affirmé le député de Gouin et porte-parole de l’opposition officielle en matière de Famille, Nicolas Girard.
« Les besoins en main-d’oeuvre qualifiée pour le Québec sont déjà criants et deviendront encore plus importants au cours des prochaines années. Dans ce contexte, voir nos jeunes, particulièrement nos garçons, décrocher en si grand nombre a quelque chose d’indécent tant pour eux que pour l’ensemble des Québécois. La société québécoise n’a pas à payer pour le laxisme, la négligence et l’irresponsabilité de ce gouvernement », a soutenu le député de Gouin. Les chiffres sont éloquents: sur l’île de Montréal, le taux d’abandons au secondaire se situait à 32,5 % en 2006-2007, alors que dans La Petite-Patrie, il était plutôt à 40 %.
« La ministre Courchesne, à la tête du ministère de l’Éducation depuis plus de deux ans, n’a cessé de blâmer tous et chacun pour la détresse de ces jeunes incapables de décrocher un diplôme. Elle n’a pourtant que son gouvernement à blâmer. Est-il nécessaire de rappeler qu’en 2007, le Parti Québécois proposait déjà , dans sa plateforme électorale, de diminuer le nombre d’élèves par classe. Jean Charest a plutôt opté alors pour une baisse d’impôts que lui seul et ses stratèges électoraux désiraient. Résultat : les ressources budgétaires pour un plan d’action efficace de lutte au décrochage ont manqué et ce sont nos jeunes qui en paient encore le prix. La ministre Courchesne a déjà laissé passer trois occasions de mettre en place un véritable plan de lutte au décrochage. Les dernières statistiques ne lui laissent plus le choix : agir ou partir », a conclu le député de Gouin, Nicolas Girard.





