Le député de Gouin et porte-parole de l’opposition officielle en matière de Famille et de services de garde, Nicolas Girard, s’insurge contre le nouveau report du plan national de lutte au décrochage scolaire, nouvelle preuve que ce dossier n’est pas une priorité pour le gouvernement libéral et la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne.
La ministre a raté trois occasions de dévoiler son plan national de lutte au décrochage scolaire : lors de la publication du rapport Ménard, lors du discours sur le budget et lors de l’étude des crédits. Finalement, elle s’était donnée jusqu’en juin. Or, elle reporte de nouveau à l’automne 2009 le dévoilement de son plan et la mise en application de mesures alors qu’il y a urgence d’agir.
« Depuis le dépôt du rapport Ménard, en mars dernier, tout le monde est suspendu aux lèvres de la ministre Courchesne. Les enseignants, les parents, le milieu de l’éducation et les acteurs socioéconomiques sont tous mobilisés, prêts à mettre l’épaule à la roue pour contrer le décrochage scolaire qui atteint un niveau alarmant. Ils crient au secours et la seule qui n’emboîte pas le pas, la seule qui ne répond pas, c’est la ministre de l’Éducation qui, elle, a décroché, a dénoncé Nicolas Girard. Un minimum de leadership en éducation ne ferait pas de tort. Ce n’est pas avec Michelle Courchesne que l’on y parviendra, visiblement, elle qui vogue de report en report, refusant de se donner des objectifs et des moyens pour les atteindre et préférant que la prochaine année scolaire soit débutée pour annoncer un plan qui ne sera sans doute pas applicable pour la prochaine rentrée scolaire », a déploré le député de Gouin.
« Michelle Courchesne disait accueillir avec beaucoup d’ouverture le rapport Ménard. Qu’attend-t-elle pour l’appliquer? En reportant à l’automne son plan, elle confirme deux choses : la volonté du gouvernement libéral n’est pas au rendez-vous et il perçoit les mesures d’aide au décrochage scolaire comme une dépense plutôt qu’un investissement », se désole M. Girard.
Le député rappelle que, contrairement à l’engagement du Parti libéral en 2003, non seulement le taux de décrochage n’a pas diminué, mais il a augmenté sous le règne du gouvernement libéral, atteignant les 30 %.
« Le décrochage scolaire, c’est un enjeu national, majeur, urgent. Il serait temps que le gouvernement libéral s’en occupe et cesse de se trouver des faux-fuyants. Il est temps de passer à l’action en se dotant de vrais objectifs pour se donner une obligation de résultats. C’est l’avenir de nos enfants qui est en cause », a conclu Nicolas Girard.





