Nicolas Girard fait reculer le ministre Tomassi : un gaspillage de 12 millions $ évité

 

Le député de Gouin et porte-parole de l’opposition officielle en matière de famille, Nicolas Girard, se réjouit que le ministre de la Famille, Tony Tomassi, recule et cède aux pressions et aux arguments que lui présentaient le Parti Québécois et la grande majorité des intervenants, particulièrement l’Association québécoise des centres de la petite enfance, qui sont venus en commission parlementaire afin que le ministre retire les articles de loi qui coupaient le lien entre les CPE et les bureaux coordonnateurs de la garde en milieu familial.
 
Ces articles réduisaient le mandat et le rôle des bureaux coordonnateurs en ce qui a trait à la formation et au perfectionnement des responsables de services de garde en milieu familial. De plus, la répartition des places ne se faisait plus en fonction des besoins des parents.

Suite au changement de cap du ministre Tomassi, l’AQCPE a salué dans un communiqué émis la semaine dernière « le travail diligent et rigoureux des parlementaires qui ont étudié le projet de loi, notamment le porte-parole de l’Opposition officielle en matière de Famille, monsieur Nicolas Girard».
La volonté du ministre Tomassi de séparer les CPE des bureaux coordonnateurs reléguait au second plan les avancées des travailleuses en services de garde en milieu familial avec le projet de loi 51, une réponse au jugement Grenier qui invalidait la loi 8 adoptée par bâillon en décembre 2003 et qui brimait la liberté d’association de ces travailleuses.
 
Or, le ministre Tomassi voulait créer 165 nouveaux conseils d’administration en séparant les CPE des bureaux coordonnateurs. Coût de la lubie du ministre : 12 millions $ par année.
 
« Le ministre Tomassi est enfin revenu à la raison et à l’essentiel, soit de permettre aux responsables de services de garde en milieu familial d’avoir accès à un régime de négociation et le droit de se syndiquer, une amélioration de leurs conditions de travail pleinement méritée », a indiqué Nicolas Girard.
 
« Avec les parents du Québec, nous avons mené une bataille qui aura rapporté. Le gros bon sens aura primé. Maintenant que le ministre Tomassi renonce à sa lubie, qui aurait constitué un gaspillage intentionnel de 12 millions $ par année, nous lui demandons d’injecter ces fonds dans le développement de nouvelles places. Ce sera nettement plus utile pour les parents du Québec qui sont en attente d’une place », a conclu Nicolas Girard.