Projet de loi 51 sur les responsables des services de garde en milieu familial: le ministre Tomassi est isolé

À la suite des consultations particulières sur le projet de loi 51, qui se sont terminées hier, le député de Gouin et porte-parole de l’opposition officielle en matière de famille, Nicolas Girard, constate que le ministre de la Famille, Tony Tomassi, est isolé. La presque totalité des intervenants ont demandé au ministre qu’il modifie le projet de loi afin que la structure actuelle des CPE‑bureaux coordonnateurs de la garde en milieu familial soit conservée.

« Personne ne veut jouer dans les structures actuellement. Il n’y a que le ministre que ça intéresse. C’est d’autant plus questionnable que la lubie du ministre coûterait 12 M$ annuellement aux contribuables pour créer 165 nouveaux conseils d’administration sans ajouter de nouveaux services pour les parents et les enfants du Québec. Personne ne suit le ministre : il est donc isolé. Il doit reculer et retirer les articles 77, 78 et 83 de son projet de loi afin d’éviter la séparation des CPE des bureaux coordonnateurs », a affirmé Nicolas Girard.

 

Une lettre de ministre ne vaut rien, selon Tony Tomassi

À cet égard, le député de Gouin souligne que le ministre Tomassi, en ayant démontré son intention de jouer de nouveau dans les structures, va à l’encontre de la position prise par sa prédécesseure, Michelle Courchesne, qui, dans une lettre du 4 décembre 2008 affirmait qu’il n’était pas dans l’intention du gouvernement de toucher aux responsabilités et la structure des CPE-bureaux coordonnateurs en regard de la garde en milieu familial. « Pourquoi le ministre Tomassi cherche-t-il à ne pas respecter l’engagement de sa prédécesseure? C’est une lettre écrite avec l’en-tête du ministère de la Famille. La parole d’un ministre de ce gouvernement n’a-t-elle donc plus de valeur aux yeux du ministre Tomassi? » se demande M. Girard.

Le Parti Québécois demande donc au ministre de la Famille de renoncer à son intention de gaspiller 12 M$ et de revenir au fondement même du projet de loi. « Avec des intentions cachées et nébuleuses, le ministre gâche tout et veut, une fois de plus, déstabiliser le réseau des CPE. Qu’attend le ministre pour retirer les articles qui séparent les CPE des bureaux coordonnateurs afin que l’on puisse discuter sereinement de l’enjeu fondamental de la loi 51 qui est de permettre le droit d’association et l’accès à un nouveau régime de négociation pour les responsables de services de garde en milieu familial », a conclu Nicolas Girard.

Rappelons que le gouvernement libéral prive depuis 2003 l’accès à ces femmes à de meilleures conditions de travail et des lois sociales. Il a fallu un jugement de la Cour supérieure pour ramener le gouvernement à la raison et permettre enfin aux responsables de services de garde en milieu familial d’améliorer leur sort.