« Les données alarmantes sur le décrochage scolaire, publiées récemment, combinées aux déclarations plutôt inquiétantes de la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, qui refuse de se fixer des objectifs clairs en terme de réduction des abandons scolaires, doivent interpeller l’ensemble de la société québécoise. Les conséquences sur l’avenir du Québec sont graves. Il faut donc mettre en branle un vaste chantier et prendre le taureau par les cornes parce qu’il semble bien que le gouvernement libéral est à court d’idées », a déclaré le député de Gouin et porte-parole de l’opposition officielle en matière Famille et de services de garde, Nicolas Girard.
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Le taux de décrochage se maintient et n’a pratiquement pas bougé depuis six ans au Québec. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : sur l’île de Montréal, le taux d’abandons au secondaire se situait à 32,5 % en 2006-2007, alors que dans La Petite-Patrie, il était plutôt à 40 %. Le taux de décrochage des filles se rapproche aussi de celui des garçons dans les écoles secondaires du quartier.
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Devant de pareils constats, le député de Borduas et porte-parole du Parti Québécois en matière d’éducation primaire et secondaire, Pierre Curzi, a donc transmis au président de la Commission de l’éducation, le député de Robert-Baldwin, Pierre Marsan, une demande formelle pour que l’Assemblée nationale tienne une consultation publique sur l’enjeu du décrochage scolaire. En juin 2008, les députés avaient retenu l’idée d’une telle commission parlementaire qui devait avoir lieu à l’automne. Or, le premier ministre du Québec, Jean Charest, a plutôt choisi de déclencher des élections. « Les libéraux avaient dit oui à la commission parlementaire sur le décrochage scolaire. La question est maintenant de savoir, une fois les élections terminées et avec les deux mains sur le volant, s’ils vont encore dire oui», se demande Nicolas Girard.
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Pour le Parti Québécois, cette consultation doit permettre aux parlementaires d’entendre les parents, les experts et tous les intervenants de l’éducation qui sont préoccupés par l’ampleur du phénomène du décrochage scolaire, particulièrement chez les jeunes garçons. « Cette consultation sera une opportunité pour les parlementaires de s’inspirer de certains succès et d’initiatives locales qui luttent efficacement contre le décrochage scolaire. J’invite tous les parents et intervenants de La Petite-Patrie à appuyer la mise sur pied d’une telle commission », a poursuivi Nicolas Girard.
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« Il est crucial que collectivement nous puissions renverser la tendance. Il y a urgence d’agir. Il faut prendre tous les moyens pour assurer la réussite de tous », a conclu Nicolas Girard.





