À l’occasion d’une conférence de presse, la chef de l’opposition officielle et députée de Charlevoix, Pauline Marois, accompagnée du député de Gouin et porte-parole en matière de famille, Nicolas Girard, a annoncé le lancement du site Internet http://unenfantuneplace.org/, sur lequel les parents en attente d’une place pour leur poupon ou leur enfant peuvent témoigner de leur expérience. La directrice générale du Centre de la petite enfance Au Petit Talon, Nicole Sanschagrin, était aussi présente pour l’évènement.
« Le Québec vit actuellement un mini baby-boom. C’est une excellente nouvelle pour le Québec. Nous en sommes fiers. Nous avons pris les bonnes décisions en créant le réseau des services de garde et en adoptant la Loi sur l’assurance parentale créant le Régime d’assurance parentale, deux initiatives d’un gouvernement du Parti Québécois. Or, actuellement, le gouvernement libéral abandonne des milliers de familles, laissées à elles-mêmes, en refusant de créer le nombre de places suffisant. Nous les invitons à nous faire part de leur témoignage. Peut-être cela sera-t-il un incitatif à ce que le gouvernement libéral s’active », a déclaré Pauline Marois.
Nicolas Girard rappelle que la Conférence régionale des élus de Montréal évalue les besoins à 13 000 places. Or, le gouvernement libéral a annoncé au mois d’août dernier qu’il n’en allouera que 4 600 à Montréal d’ici 2010. Nicolas Girard rappelle qu’entre 1997 et 2003, sous un gouvernement du Parti Québécois, c’était plutôt 14 000 places qui étaient créées annuellement. Pourtant, il y a aujourd’hui plus de naissances. « Avec le gouvernement libéral, plus les Québécois ont des enfants, moins on ouvre de places. C’est un incroyable non-sens », s’est désolé le député de Gouin, Nicolas Girard.
Dans la circonscription de Gouin, seulement une centaine de nouvelles places en CPE seront allouées au cours des trois prochaines années, dont 23 places pour poupons. « C’est bien peu : on estime qu’il y a eu 585 nouveaux-nés uniquement pour le quartier La Petite-Patrie l’an dernier. Depuis quelques années, le nombre de naissances est en constante progression dans Rosemont-La Petite-Patrie et la tendance ne semble pas en voie de se renverser. Des centaines de parents du quartier sont en attente d’une place pour leur enfant et se sentent abandonnés par le gouvernement libéral », a affirmé le député de Gouin, Nicolas Girard.
Il reproche aussi au gouvernement libéral de faire davantage dans la publicité que dans l’action. « Dans le dernier budget, le gouvernement Charest a préféré publier un beau fascicule plutôt que d’annoncer l’échéance qu’il entend respecter pour créer les 15 000 places promises en campagne électorale. C’est inquiétant car jusqu’à présent, il n’a pas une très bonne moyenne au bâton », a indiqué le député.
Nicolas Girard a fait savoir qu’investir dans le développement de places en services de garde éducatifs, c’est investir dans le capital humain. « Récemment, le rapport de Jacques Ménard sur le décrochage scolaire disait que le réseau était « un atout important pour le Québec en matière de persévérance scolaire » et que le Québec tirera des « bénéfices importants de son investissement dans le réseau des services de garde », a-t-il tenu à souligner.
« Nous invitons tous les parents de Rosemont-La Petite-Patrie à prendre deux minutes pour nous faire part de leur exaspération à chercher désespérément une place en services de garde pour leur enfant. Nous nous ferons les porte-parole auprès du gouvernement libéral de Jean Charest pour qu’il se réveille et développe enfin le nombre de places suffisant dans notre quartier et au Québec, afin que le mini baby-boom se poursuive », a conclu le député de Gouin, Nicolas Girard.







